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La genèse du projet,  Le Délis'Blog,  Ma reconversion

7 mois après le diagnostic ❊ premier bilan

… 7 mois plus tard. Cela fait 7 mois que l’on m’a diagnostiquée « intolérante au gluten » (moi qui ai toujours détesté les étiquettes, je suis servie !). 7 mois de hauts et de bas à tenter d’apprivoiser ce nouveau mode alimentaire, ce changement gigantesque qui a bouleversé bien plus que mes simples habitudes alimentaires, mais mon équilibre tout entier. 7 mois de questions, de réflexions à tenter de comprendre comment j’en étais arrivée là et ce que mon corps cherchait finalement à me faire comprendre. Car s’il y a une approche physique et physiologique, il y a sans doute une approche psychologique à éclaircir également. Mais revenons tout d’abord, il y a 7 mois…

… 7 mois plus tôt

Le premier mois fut facile à passer. Tout était nouveau, j’étais pleine de bonne volonté surtout qu’au bout de 3 semaines sans gluten, je n’avais plus mal au ventre, ni aucune autre douleur après les repas. Et pour cause, logiquement, j’avais tout simplement remplacé les aliments « avec gluten » par des aliments « sans gluten ». J’avais tout supprimé : pâtes, pizzas, tartes, pâtisseries, jusqu’à la moindre petite viennoiserie, jusqu’à la plus petite miette de pain… Autant vous dire que j’étais affamée et au bout d’un mois, j’ai compris que je n’y arriverais pas, que je ne pouvais pas remplacer en permanence les choses et surtout que je ne voulais pas de ce régime qui m’était imposé. Résultat, je triais vaguement mes aliments pour me donner bonne conscience tout en multipliant les exceptions, jusqu’à ce que je fasse une nouvelle crise qui acheva de me convaincre de le tenter réellement, du moins plus sérieusement.

Depuis 7 mois, mon quotidien est donc fait de hauts et de bas, car il est en effet très difficile de maintenir et de composer au quotidien une alimentation sans gluten, de contrôler en permanence les tentations auxquelles on n’a plus droit, de sortir au restaurant en se sachant privée de dessert et peu de marge dans le choix des menus… Alors, comme tout régime alimentaire auquel on est soumis, on finit par craquer. Sauf que dans mon cas, j’accumule et j’expérimente ensuite l’effet boomerang : des phases de moins bien (et c’est un euphémisme), où le corps tout entier rejète les « exceptions », ces petits moments de bonheur qu’on s’accorde avec plaisir mais qui finalement vous font souffrir et vous font comprendre en vous clouant au lit qu’aucune exception n’est désormais tolérée. Et puis, ces phases de moins bien passent et l’on parvient à retrouver un équilibre, fébrile.

C’est en réalité tout un équilibre alimentaire qu’il faut revoir, beaucoup de contraintes et moins de plaisir gustatif, moi qui était si gourmande… Un quotidien à réinventer pour parvenir à imaginer une autre manière de cuisiner, de se nourrir, de prendre soin de soi. J’ai acheté beaucoup de livres de cuisine pour apprendre à cuisiner différemment et je commence seulement à me faire à nouveau plaisir, certainement aussi parce que psychologiquement, j’ai franchi un cap. Je me dis qu’aujourd’hui, ma vie c’est ça. Et c’est sans doute, l’aspect le plus difficile à gérer car une fois le diagnostic fait, on vous confie cette merveilleuse (et longue) liste d’aliments qui vous sont désormais proscrits et vous rentrez chez vous. On se retrouve seul, face à cela. Cela n’a rien de simple. On a parfois l’impression de se débattre, on a aussi des moments de découragements et de dépits qui nourrissent aussi nos instincts compulsifs et les effets boomerang qui naitront avec.

Malgré tout, derrière cette difficulté à maintenir un équilibre fragile, après 7 mois à tenter de changer mon mode alimentaire, je peux dire que je suis sur la bonne voie parce que j’ai enfin accepté d’en changer ! Même si j’ai douté du bien-fondé de cette démarche, je ne pouvais pas non plus me résoudre à envisager de passer ma vie sous cortisone ! Mais pour la première fois depuis des années, plus de maux de ventre, plus d’allergies respiratoires, je « respire » à nouveau (donc moins de fatigue chronique) et une multitude d’autres symptômes ont disparus, même certains inattendus et insoupçonnés, me rendant un bien-être que je n’échangerais pour rien au monde. Moins de problèmes dermato, à l’exception de l’eczéma qui va et vient, s’imposant comme un symptôme persistant, me rappelant que tout cela demeure une harmonie précaire et qu’il faut être patient…

Je vous raconte tout cela aujourd’hui parce que je reçois des mails de lectrices qui vivent la même chose, les mêmes doutes, les mêmes moments de découragement et j’ai pensé qu’un petit billet un peu plus personnel serait le bienvenu, pour vous confier ma vision des choses, et surtout vous remercier de votre fidélité et de vos encouragements. Je suis très touchée lorsqu’on me dit que mon blog « aide à garder le moral » et que mes « recettes intéressantes permettent de s’autoriser des gourmandises qu’on croyait désormais interdites » ! Un grand merci à vous, je vais poursuivre car finalement j’ai pris goût à l’exercice et je suis ravie que cela vous plaise. A très vite pour de nouveaux échanges et gardez le sourire ! On se tient au courant… »

Article paru le 10 juillet 2013 sur le blog Réglisse & Marmelade

Cet article est paru sur le blog Réglisse & Marmelade. Un blog personnel que j’ai tenu pendant 6 ans sur lequel j’ai partagé mon parcours personnel depuis mon diagnostic jusqu’à la naissance de Natura Délis®, en passant par toutes étapes de ma reconversion professionnelle. Il me paraissait important de reprendre certains de ces articles afin que vous puissiez appréhender au mieux toute la genèse du projet. 

Crédits photos :sroyannais